Le cœur
des femmes

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes.

TOUTES CONCERNÉES.

Activités pendant la Semaine du Cœur

Le cœur des femmes

Femme portant le sweatshirt rouge de la campagne, devant un rideau rose

un sweatshirt
porteur de sens

Créé avec Valentine Witmeur et Olivia Borlée, ce sweatshirt a été imaginé pour sensibiliser aux maladies cardiovasculaires chez les femmes.

Après une opération du cœur, il reste parfois une cicatrice, visible ou invisible. Une marque souvent cachée sous les vêtements, mais qui raconte une histoire.

Avec ce sweatshirt, nous avons voulu faire l’inverse : rendre cette cicatrice visible. La fermeture éclair placée au centre de la poitrine évoque les cicatrices laissées par les maladies cardiovasculaires. Les poches rappellent les deux parties du cœur et cachent une « poche à secrets », symbole des histoires de cœur de milliers de femmes : des histoires de courage, de doutes, de résilience et d’espoir.

Acheter le sweatshirt

Le sweatshirt est produit en édition limitée à 200 exemplaires et est vendu au profit de la recherche sur les maladies cardiovasculaires féminines.

une réalité encore trop ignorée

On parle souvent d’inégalités entre les femmes et les hommes : au travail, dans les salaires, dans la charge mentale et familiale… Mais il en existe une autre, plus silencieuse : celle de la santé du cœur.

Pendant longtemps, les maladies cardiovasculaires ont été considérées comme des maladies masculines. L’image classique de la crise cardiaque ? Un homme, la main sur la poitrine.

Et pourtant, la réalité est toute autre.

Malgré cela, elles restent encore méconnues, sous-diagnostiquées et souvent prises en charge trop tardivement.

Chez les femmes, les maladies cardiovasculaires sont :

la première cause
de mortalité

dans le monde, bien avant
le cancer du sein.

un cœur semblable…
mais différent

Le cœur des femmes fonctionne comme celui des hommes : c’est un muscle qui agit comme une pompe pour faire circuler le sang dans tout le corps.

Mais il existe des différences importantes :

  • un cœur plus petit ;
  • des artères plus fines ;
  • les femmes sont donc plus sensibles
    à certains facteurs de risque
    .

Résultat : les maladies cardiovasculaires peuvent
se développer différemment chez les femmes,
de manière plus discrète et moins visible.

« Je pensais que ça allait passer. En réalité, je faisais un infarctus. Chez les femmes, les symptômes sont souvent moins évidents. »

Gaëlle, 49 ans

des symptômes différents
et souvent ignorés…

Chez les femmes, les signes d’alerte peuvent être moins typiques.

Une crise cardiaque peut se manifester par des symptômes multiples comme :

  • une douleur thoracique violente ou une oppression thoracique diffuse ;
  • une sensation d’angoisse et de danger imminent ;
  • un essoufflement inhabituel ;
  • une fatigue intense, extrême ou inhabituelle ;
  • des vertiges ou des sueurs froides ;
  • des symptômes digestifs : nausées, vomissements, gêne ou brûlure gastrique ;
  • des douleurs aiguës ou fluctuantes dans le haut du dos, entre les omoplates,
    dans le cou ou dans la mâchoire ;
  • des palpitations.

Ces symptômes sont fréquemment banalisés ou attribués au stress, à la fatigue ou à des troubles digestifs,
ce qui retarde le diagnostic et la prise en charge.

Chaque minute compte : plus le traitement tarde, plus les lésions cardiaques augmentent.

Les maladies cardiovasculaires ne touchent pas uniquement les femmes âgées.

Les femmes consultent plus tard, sont diagnostiquées moins rapidement et, en situation d’urgence, elles ont aussi moins de chances de recevoir un massage cardiaque.

Les infarctus chez
les femmes de moins
de 50 ans sont en augmentation.

LA précarité : un risque invisible

Les femmes sont plus souvent confrontées à la précarité : familles monoparentales, emplois précaires, isolement social…

Cette situation peut nuire à leur santé cardiovasculaire en limitant l’accès aux soins et aux dépistages,
tout en augmentant le stress et en rendant une alimentation équilibrée plus difficile.

Protéger le cœur des femmes, c’est aussi s’attaquer aux inégalités sociales.

Une inégalité qui
a des conséquences

Pendant longtemps, la formation médicale a été axée sur le corps des hommes et la recherche médicale a été menée principalement chez les hommes.

Conséquences :

  • des professionnels de santé insuffisamment sensibilisés ;
  • une méconnaissance des symptômes féminins ;
  • un retard dans la prise en charge ;
  • une réponse différente au traitement, des traitements
    insuffisants ou mal adaptés ;
  • une maladie particulière, différente des hommes ;
  • des revascularisations plus difficiles avec des artères plus
    fragiles ;
  • peu de recherches ciblées sur les femmes.

Certaines maladies cardiovasculaires touchent plus souvent les femmes :

Le syndrome du cœur brisé (Tako-tsubo) : aussi appelé « cardiomyopathie de stress », ce syndrome survient souvent après un choc émotionnel intense (deuil, séparation, stress important…).

La dissection coronarienne spontanée (DCS ou SCAD en anglais) : il s’agit d’une déchirure de la paroi d’une artère du cœur, qui perturbe la circulation du sang. C’est une cause grave d’infarctus, même chez les femmes jeunes en post-partum ou chez les femmes ménopausées sans facteurs de risque classiques.

La dysfonction microvasculaire ou un vasospasme appelée INOCA (Ischémie avec Artères Coronaires Non Obstructives) et MINOCA (Infarctus du Myocarde avec Artères Coronaires Non Obstructives) : ce sont des pathologies cardiaques où les symptômes (douleur thoracique, ischémie) surviennent sans rétrécissement (appelé sténose) important sur les artères coronaires.

L’insuffisance cardiaque
à fonction systolique conservée
(cœur « rigide ») :
dans cette forme d’insuffisance cardiaque, le cœur se contracte normalement mais se remplit moins bien et il devient plus rigide. Cela peut entraîner :

  • un essoufflement ;
  • une fatigue importante ;
  • une intolérance à l’effort.

Cette maladie est plus fréquente chez
les femmes après la ménopause, et reste encore difficile à diagnostiquer.

pourquoi en parler ?

Les maladies cardiovasculaires sont une urgence invisible. Pourtant, elles peuvent souvent être évitées : détectées et prises en charge à temps, elles sont en grande partie prévenues.

"Mon opération du cœur m’a laissé une cicatrice visible qui touche à ma féminité. Mais ce que l’on ne voit pas, ce sont les douleurs que je ressens chaque jour."

Marjorie, 46 ans

1/3

des femmes est concerné.

80 %

des maladies cardiovasculaires sont liées au mode de vie.

Ce que chaque femme
devrait savoir…

  • Écoutez votre corps : une fatigue inhabituelle n’est jamais anodine.
  • Ne minimisez pas vos symptômes.
  • Prenez soin de vous, pas seulement
    des autres
    .
  • Connaissez vos facteurs de risque.
  • Faites un bilan cardiovasculaire, surtout à partir de 50 ans.
  • Parlez-en autour de vous.

"Quand j’ai fait ma thrombose,
j’avais des douleurs de dos et j’ai pensé 'ça doit être mes règles’ … J’aurais dû être plus à l’écoute de mon corps."

Elizabeth, 29 ans

le cœur des femmes mérite d’être protégé

Informer, c’est déjà agir.

Reconnaître les signes, c’est sauver des vies.

Protéger le cœur des femmes, c’est mieux comprendre leurs risques spécifiques, prévenir plus tôt, dépister, assurer un suivi régulier et les accompagner à chaque étape de leur vie.

Parce que le cœur des femmes a longtemps été ignoré… il est temps de lui donner toute l’attention qu’il mérite !

"J’ai ressenti une compression thoracique et une douleur vive dans la poitrine qui m’empêchait de parler. Aux urgences, on a cru que je faisais une crise d’angoisse. Pourtant, je savais que mon cœur était en train de lâcher."

Aurélie, 44 ans

Partenaires

Nous remercions très chaleureusement nos partenaires :

Témoin d’un arrêt cardiaque ?

COMMENT LE RECONNAITRE ?

La victime perd connaissance, ne réagit pas à une forte voix et ne respire pas ou de manière très irrégulière.

COMMENT REAGIR ?

Appelez le 112
et donner l’adresse précise

Commencez le massage cardiaque :
a. Placez les mains au centre du thorax
b. Comprimez la poitrine 30x au rythme de «Staying Alive» (min 100/minute)

Défibrillez à l’aide d’un DEA :
allumez-le et suivez ses instructions

Quand les services d’urgence sont arrivés, soyez fier, vos mains ont sauvé une vie…Devenez un Chevalier du Cœur !

1 minute gagnée, c’est 10% de chance de survie en plus !
Nous avons tous le pouvoir de sauver des vies !

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Votre risque est faible (1 à 5)
- Les risques de maladies cardiovasculaires sont faibles, mais n’oubliez pas de faire contrôler votre cholestérol, tension et diabète une fois par an.
- Si vous ne connaissez pas les chiffres de votre cœur, faites une prise de sang pour mesurer votre taux de cholestérol et de sucre et contrôlez votre rythme cardiaque et votre tension artérielle.
Votre risque est modéré (6 à 9)
- Les risques de maladies cardiovasculaires sont modérés, vous avez un ou plusieurs facteurs de risques, consultez votre médecin pour qu’il réalise un contrôle et un suivi.
- Si vous ne connaissez pas les chiffres de votre cœur, faites une prise de sang pour mesurer votre taux de cholestérol et de sucre et contrôlez votre rythme cardiaque et votre tension artérielle.
Votre risque est élevé (10 à 17 )
- Vous présentez déjà quelques facteurs de risque, consultez très rapidement votre médecin.
- Si vous ne connaissez pas les chiffres de votre cœur, faites une prise de sang pour mesurer votre taux de cholestérol et de sucre et contrôlez votre rythme cardiaque et votre tension artérielle.