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Le tabac

Le tabagisme, c’est quoi ?

Le tabagisme désigne “l’intoxication aiguë ou chronique de nature physiologique et psychique provoquée par l’abus du tabac”. Par extension, on parle de “tabagisme” pour évoquer toute consommation de tabac.

On distingue le tabagisme actif (inhalation volontaire de fumée de tabac, quand une personne fume) au tabagisme passif (inhalation involontaire de fumée de tabac, quand une personne ne fume pas mais respire la fumée de cigarette de quelqu’un d’autre qui fume).

Combien de cigarettes puis-je fumer pour être en bonne santé ?

Il ne faut fumer aucune cigarette pour être en bonne santé. Une cigarette ne procure rien de bon au corps. Le tabac a des méfaits sur le corps même à petites dose. Il est toujours meilleur pour la santé de ne pas fumer que de fumer.

Même si vous fumez depuis longtemps et que le tabac a déjà causés des dégâts à votre corps, il sera toujours bénéfique pour votre santé d’arrêter de fumer.

Le principal piège est le “petit” tabagisme du jeune. Il faut savoir que plus de 90 % des adolescents qui fument 3 ou 4 cigarettes par jour vont se retrouver pris au piège d’une dépendance qui les forcera à fumer régulièrement, souvent pendant 30 ou 40 ans. Or cesser de fumer n’est jamais facile lorsque l’on est dépendant de la nicotine. Le message est donc clair mieux vaut ne pas commencer à fumer !

Pourquoi ne doit-on pas fumer ?

Le tabagisme, actif comme passif, est très nocif pour notre santé. C’est pourquoi l’addiction qu’il engendre le rend d’autant plus dangereux. Le tabagisme est la première cause mondiale de mortalité évitable, c’est donc une préoccupation majeure dans le domaine de la santé publique. 

Il est responsable d’une multitude de méfaits (mauvaise haleine, diminution du goût et de l’odorat, rides précoces et prononcées, jaunissement des dents et des doigts, toux ou bronchite chronique, cancers de plusieurs types). Mais le danger le plus grave auquel expose le fait de fumer est probablement la très forte tendance à l’épaississement de la paroi des artères, en particulier des artères qui apportent le sang au coeur et au cerveau. Cet épaississement est responsable d’accidents cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux qui surviennent le plus souvent chez des sujets encore jeunes.

En d’autres termes, le tabagisme est un facteur de risque cardiovasculaire majeur : 

  • Les taux de maladies cardiaques sont 70 % plus élevés chez les fumeurs que chez les non-fumeurs ;
  • La probabilité d’infarctus est 2 à 3 fois plus élevée chez les fumeurs  que chez les non-fumeurs ;
  • Près de 30% des infarctus sont dus au tabagisme ;
  • La probabilité d’attaque cérébrale (conséquence de la rupture ou de l’obstruction d’un vaisseau qui apporte du sang vers le cerveau) est 3 fois plus élevée chez les fumeurs  que chez les non-fumeurs ;
  • Angine de poitrine et artérite des membres inférieurs sont également fréquemment rencontrées chez les fumeurs.

De plus, le tabagisme, comme tous les facteurs de risque, est encore plus méchant quand il est associé à d’autres. Ainsi, chez les fumeurs dont la tension artérielle et le cholestérol sanguin sont un peu élevés, le risque d’infarctus est 8 fois plus élevé que chez les non-fumeurs dont la tension artérielle et le cholestérol sanguin sont normaux.

La nicotine et le monoxyde de carbone sont les principaux responsables des effets néfastes cardiovasculaires du tabagisme. Dès la première bouffée, la nicotine fait augmenter la pression artérielle et le rythme cardiaque tandis que l’oxyde de carbone contribue à diminuer l’oxygénation sanguine. Et il faudra 20 minutes après la dernière bouffée pour que la pression artérielle et le rythme cardiaque redeviennent normaux. Quant au monoxyde de carbone, 8 heures après la dernière bouffée, son taux dans le sang n’aura diminué que de moitié. En fait, le fumeur régulier est un hypertendu intermittent et un semi-asphyxié permanent, deux situations que le système cardiovasculaire n’apprécie guère quand la situation se répète jour après jour. Et comme la nicotine est une drogue dure (c’est une des drogues qui déclenche la plus forte dépendance), rien d’étonnant à ce que les fumeurs présentent un risque accru d’athérosclérose et de ses principales complications, infarctus, artérite des membres inférieurs et attaques cérébrales.

Quelques chiffres

Le tabac tue chaque année près de 5 millions de personnes dans le monde. En Belgique, près de 20.000 décès par an (55 décès par jour) sont directement attribuables au tabac, dont un quart dû à des maladies cardiovasculaires. Ces chiffres ne sont pas acceptables. 

Cette situation est d’autant plus navrante que l’arrêt du tabagisme permet de réduire notablement et durablement le risque. Un an après la dernière cigarette, le risque d’attaque cérébrale est redevenu celui d’un non-fumeur. Endéans les deux ans, le risque d’infarctus est réduit de 50 % et après une dizaine d’années sans tabac, l’espérance de vie de l’ex-fumeur redevient identique à celle d’une personne qui n’a jamais fumé.

En 2019, c’est encore près d’un Belge de plus de 15 ans sur quatre fume tous les jours. Notons également qu’en fumant, les fumeurs contaminent leur entourage, et leurs enfants risquent à leur tour de tomber dans le piège du tabac.

Quel traitement ?

Des méthodes efficaces existent pour arrêter de fumer,et les médecins sont là pour vous aider ! De l’aide est toujours disponible sur https://www.tabacstop.be/ 

Si vous êtes fumeur, pas de désespoir prématuré, le chemin est souvent long et difficile, mais les chances de parvenir à un arrêt sont réelles. Il existe des programmes de prise en charge efficaces et des aides adaptées à chaque cas particulier. Connaître son degré de dépendance à la nicotine peut être un atout au moment d’entamer un sevrage. Le test de Fagerström est un outil simple, fiable et facile d’utilisation.

Parmi les gens qui cessent de fumer, 70 % recommencent en moins de trois mois. Si cela vous arrive, il est impératif de voir cette rechute comme un pas en arrière, pas comme un échec ou une défaite totale. Simplement il faudra revenir sur la bonne voie. Dans ce cadre, savoir analyser les causes de cet accident de parcours et en tirer parti pour repartir mieux armé est un atout précieux pour le succès.

Test de Fagerström

Le test de Fagerström constitue le meilleur outil de mesure de la dépendance, qu’il mesure par une cotation allant de 0 à 10. Son utilisation est aisée, il suffit de répondre aux six questions ci-après et de faire la somme des notes de vos réponses.

1. Combien de cigarettes fumez-vous par jour en moyenne ?

10 ou moins 0
11 à 20 1
21 à 30 2
Plus de 30 3

2. Fumez-vous davantage les premières heures après le réveil que pendant le reste de la journée ?

Oui 1
Non 0

3. Quand, après le réveil, fumez-vous votre première cigarette ?

Endéans les 5 minutes 3
6 à 30 minutes après 2
1/2 heure à une heure après 1
Plus d’une heure après 0

4. Quelle cigarette aurez-vous le plus de mal à abandonner ?

La première 1
Une autre 0

5. Trouvez-vous difficile de ne pas fumer dans les endroits où c’est interdit ?

Oui 1
Non 0

6. Fumez-vous même si une maladie vous oblige
à rester au lit ?

Oui 1
Non 0

Calcul du score

  • De 0 à 2 points : Pas de dépendance
  • De 3 à 4 points : Dépendance faible
  • De 5 à 6 points : Dépendance moyenne
  • De 7 à 8 points : Dépendance forte
  • De 9 à 10 points : Dépendance très forte

On admet habituellement que 3 points à la question 3 suffit pour confirmer une très forte dépendance, de même 2 points une forte dépendance.

Les réponses aux questions qui vous tiennent à cœur :

On dit que le tabac est surtout toxique pour les poumons (cancer et bronchite chronique), mais que ses effets sur le cœur et les vaisseaux sont moins importants...
C’est sans doute parce que la fumée va dans les bronches et les poumons que cette idée d’une toxicité essentiellement respiratoire est très répandue, mais il n’empêche qu’elle est fausse.
Le tabagisme expose certes au risque de cancer du poumon et de maladies bronchiques, mais, au même titre que le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité et l’excès de cholestérol, le tabagisme est aussi un facteur de risque cardiovasculaire majeur.
Ce sont la nicotine et le monoxyde de carbone qui sont les principaux responsables des effets néfastes cardiovasculaires. Dès la première bouffée, la nicotine fait augmenter la pression artérielle et le rythme cardiaque tandis que l’oxyde de carbone contribue à diminuer l’oxygénation. Et il faudra 20 minutes après la dernière bouffée pour que la pression artérielle et le rythme cardiaque redeviennent normaux. Quant au monoxyde de carbone, 8 heures après la dernière bouffée, son taux dans le sang n’aura diminué que de moitié. En fait, le fumeur est un hypertendu intermittent et un semi-asphyxié permanent, deux situations que le système cardiovasculaire n’apprécie guère. Pas étonnant donc qu’à la longue, les fumeurs soient exposés à un risque accru d’athérosclérose et de ses principales complications que sont l’infarctus du myocarde, l’artérite des membres inférieurs et les attaques cérébrales. L’importance du risque dépend à la fois de la consommation de cigarettes et de son ancienneté.
Lorsque l'on fume depuis plusieurs années, n'y a-t-il pas un moment au-delà duquel il est trop tard pour arrêter de fumer ?
Absolument pas, bien au contraire! Sur ce plan c’est l’adage “Il n’est jamais trop tard pour bien faire” qui s’applique.
L’arrêt du tabac est bénéfique à tout âge et cela vaut quelles que soient la quantité de tabac consommée et l’ancienneté du tabagisme.
L’arrêt du tabac permet de faire diminuer plusieurs risques pour la santé de façon plus ou moins rapide. Ainsi, le risque d’infarctus diminue très rapidement, certains disent dès le premier jour. Ce qui est sûr est qu’un an après la dernière cigarette, l’excès de risque d’infarctus est diminué de moitié et le risque d’attaque cérébrale est redevenu celui d’un non-fumeur. La diminution du risque de cancer du poumon est plus longue à se manifester et l’on estime qu’il faut en moyenne 5 ans pour que le risque soit diminué de moitié.
Après une dizaine d’années sans tabac, l’espérance de vie de l’ex-fumeur redevient identique à celle d’un individu n’ayant jamais fumé.
La fumée d'autres fumeurs (tabagisme passif) pourrait-elle être nocive pour les non-fumeurs ?
La fumée de tabac contient plus de 4 000 substances chimiques dont une soixantaine qui peuvent provoquer ou favoriser l’apparition de cancer. Cette fumée est donc extrêmement nocive, pour le fumeur, mais également pour le non-fumeur qui la respire.
Et pas seulement pour les poumons ! Le risque cardiovasculaire de quelqu’un qui respire la fumée des autres est également augmenté. Le risque de quelqu’un qui n’a jamais fumé et qui vit avec un fumeur est supérieur de 25% par rapport à celui d’un non-fumeur qui n’est pas exposé à un tabagisme passif.
La toxicité du tabagisme passif n’est absolument plus discutable, une étude portant sur près de 125 000 personnes a montré que le tabagisme passif n’était pas seulement source de désagrément pour les personnes qui le subissent, il aggrave des maladies existantes, en particulier les maladies cardiovasculaires et il est à l’origine de cancers du poumon, du larynx, du pharynx, d’emphysème et de bronchite chronique, le tout entraînant des décès prématurés. Un des grands mérites de cette étude a été de montrer que l’exposition en milieu de travail était un facteur important de surcroît de risque.
L’origine de la fumée respirée par les non-fumeurs est double, une partie correspond à la fumée rejetée par le fumeur et l’autre à la fumée qui se dégage de la combustion de la cigarette, du cigare ou de la pipe. C’est cette dernière qui est la plus toxique, tant pour les voies respiratoires que pour le système cardiovasculaire.
Je ne fume que 5 cigarettes par jour, le risque pour les poumons et le cœur est donc minime...
Le risque du tabagisme étant cumulatif en intensité et dans le temps, il est vrai, que le risque lié à la consommation de 5 cigarettes par jour est moindre que celui qui est observé chez un fumeur d’un paquet de cigarettes par jour, mais cela ne veut pas dire absence de risque. La cigarette est toujours dangereuse, même en petites quantités. A titre d’exemple, il faut savoir qu’un individu qui fume 5 cigarettes par jour pendant 40 ans a le même risque de cancer du poumon qu’un individu qui fume 1 paquet de cigarettes par jour depuis 10 ans. Globalement il a été calculé que chaque cigarette diminuait l’espérance de vie d’environ 6 minutes.

Il ne faut fumer aucune cigarette pour être en bonne santé.

Témoin d’un arrêt cardiaque ?

COMMENT LE RECONNAITRE ?

La victime perd connaissance, ne réagit pas à une forte voix et ne respire pas ou de manière très irrégulière.

COMMENT REAGIR ?

Appelez le 112
et donner l’adresse précise

Commencez le massage cardiaque :
a. Placez les mains au centre du thorax
b. Comprimez la poitrine 30x au rythme de «Staying Alive» (min 100/minute)

Défibrillez à l’aide d’un DEA :
allumez-le et suivez ses instructions

Quand les services d’urgence sont arrivés, soyez fier, vos mains ont sauvé une vie…Devenez un Chevalier du Cœur !

1 minute gagnée, c’est 10% de chance de survie en plus !
Nous avons tous le pouvoir de sauver des vies !

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