30 avril au 12 mai 2018 | Journées Européennes de l’insuffisance cardiaque

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Journées européennes de sensibilisation à l’insuffisance cardiaque du 30 avril au 12 mai 2018

Chaque jour, plus de 45 personnes reçoivent un diagnostic d’insuffisance cardiaque et ce chiffre ne cesse d’augmenter.

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Plus de 16 500 Belges apprendront cette année qu’ils souffrent d’insuffisance cardiaque, soit plus de 45 personnes par jour . Les groupes de travail et les associations de patients sont préoccupés : en raison des remboursements insuffisants, 230 000 patients ne pourront plus être pris en charge conformément aux recommandations européennes .
À l’occasion des journées européennes de sensibilisation à l’insuffisance cardiaque du 30 avril au 12 mai 2018, 24 hôpitaux belges organiseront donc, pour la 9e année consécutive, des activités visant à sensibiliser les Belges à la prévention, au dépistage précoce et au traitement de l’insuffisance cardiaque.

Jusqu’à 400.000 patients insuffisants cardiaques d’ici à 2040

L’insuffisance cardiaque est surnommée le nouveau « cancer du cœur ». Il s’agit d’une maladie chronique évolutive provoquée par l’incapacité du cœur à assurer sa fonction de pompe. En raison des économies réalisées sur les moyens disponibles, du non-remboursement des examens et des techniques, mais aussi de la réduction du personnel infirmier dans les centres d’insuffisance cardiaque, l’affection constitue une menace pour le système des soins de santé en Belgique. Le Groupe de Travail Belge sur l’Insuffisance Cardiaque (BWGHF), la Ligue Cardiologique Belge et l’association de patients « Mon Cœur Entre Parenthèses » tirent la sonnette d’alarme : si nous n’appliquons pas les recommandations européennes pour l’insuffisance cardiaque, le nombre de patients risque de doubler d’ici à 2040 .

Un taux de mortalité plus élevé que celui de la plupart des cancers

Malgré la Charte de l’insuffisance cardiaque signée par plus de 10 000 Belges, les recommandations européennes ne sont toujours pas toutes appliquées en Belgique, contrairement à nos pays voisins. Or, en appliquant ces recommandations et en améliorant le suivi et la transition des soins , nous pourrions sauver beaucoup de vies et réduire considérablement les coûts de cette affection. Les hospitalisations pour insuffisance cardiaque coûtent, chaque année, 152 millions d’euros. Et ce coût a doublé en 10 ans. Il représente 2 à 3 % du budget global des soins de santé. Sans plan national, l’insuffisance cardiaque deviendra la principale cause de mortalité parmi les maladies cardiovasculaires en Belgique. La morbidité est importante et comparable, voire supérieure à celle de la plupart des cancers.

La solution

Pour réduire le nombre d’hospitalisations, de réadmissions et le taux de mortalité, il convient de davantage sensibiliser les patients et leurs proches aux symptômes et de les impliquer dans la prise en charge. Après une hospitalisation, il faut aussi encourager les contrôles rapprochés et réguliers via les centres d’insuffisance cardiaque et renforcer la collaboration avec les médecins généralistes. Employer plus d’infirmiers spécialisés pourrait aussi faire une grande différence. Aux Pays-Bas, 99 % des programmes pour les patients insuffisants cardiaques offrent des soins de suivi avec un infirmier spécialisé. Une étude du Royaume-Uni a d’ailleurs démontré que le soutien des infirmiers spécialisés permet de réduire de 35 % les admissions hospitalisées.

Michel Enckels, président de l’association « Mon Cœur Entre Parenthèses » – la première association des patients atteints d’insuffisance cardiaque, est lui aussi touché par la maladie : « Selon moi, l’insuffisance cardiaque est une maladie méconnue, sournoise, pénible et épuisante. Elle m’a été diagnostiquée en 2008, à la suite d’un déclin physique et mental progressif. La maladie m’a contraint à subir une double transplantation cardiaque et rénale. J’ai la chance d’avoir pu bénéficier de ces interventions. Beaucoup n’ont pas cette opportunité et décèdent avant qu’un diagnostic clair n’ait été établi. Des dépistages plus précoces permettraient d’éviter de nombreuses tragédies sociales et humanitaires. »

24 centres participent aux journées européennes de sensibilisation

La sensibilisation est essentielle parce qu’un adulte sur 5 court le risque de développer une insuffisance cardiaque, mais seul 1 sur 4 connaît l’affection et ses conséquences. Par ailleurs, 1 Belge sur 10 ne peut nommer aucun facteur de risque. Dès le 30 avril, 24 centres de l’insuffisance cardiaque proposeront diverses activités : séances et stands d’information, de prévention et de sensibilisation, conférences et débats, projections, séminaires, ateliers diététiques, prises de sang et de la tension artérielle, évaluations personnalisées d’insuffisance cardiaque, témoignages de patients, journées portes ouvertes de cliniques d’insuffisance cardiaque… Ces activités seront organisées par des professionnels de la santé, dont les équipes des centres de l’IC. Des associations partenaires, comme « Mon Cœur Entre Parenthèses » (la première association des patients insuffisants cardiaques), seront également présentes. Le programme des activités et les coordonnées des centres participants sont disponibles en annexe du communiqué de presse et sur les sites suivants : www.insuffisance-cardiaque.be/agenda et BWGHF.be

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