Ligue cardiologique Belge

Résumé du webinaire avec le Prof. Matthieu Hein « Les troubles du sommeil et les risques cardiovasculaires»

Question 1 : Pourquoi les troubles du sommeil sont-ils dangereux pour le cœur et les artères ? 

Les troubles du sommeil sont problématiques pour deux raisons principales. En effet, lorsque l’on fait des apnées du sommeil la saturation de l’oxygène diminue au niveau du sang, c’est ce que l’on appelle l’hypoxémie intermittente. Cela provoque des micros éveils et donc une fragmentation assez importante du sommeil

Par l’intermédiaire de ces deux mécanismes cela va venir activer le système sympathique (adrénaline etc..), des mécanisme pro-inflammatoire ou encore du stress oxydatif. Tout cela favorise l’émergence de facteurs de risques cardiovasculaires (HTA, diabète etc..) 

Question 2 : Quels sont les dangers lorsque ce trouble n’est pas traité ? 

Lorsque ce trouble n’est pas traité, il existe différents risques. Dans un premier temps, il existe un risque pour la qualité de vie. Lorsqu’une personne dort mal, cette dernière augmente la probabilité de somnolence et donc de survenue d’accidents de la route (en raison d’une diminution de la vigilance et de la somnolence), mais également d’accidents du travail ou encore domestiques

Si les troubles du sommeil ne sont pas traités, on favorise l’émergence de facteurs de risques cardiovasculaires (HTA, diabète etc…) et in fine de maladies cardiovasculaires.

Pour finir, les troubles du sommeil viennent également impacter la santé mentale (dépression etc.)

Question 3 : Combien d’heures faut-il pour passer une bonne nuit ? 

Il n’y a pas d’heures prédéfinies pour passer une bonne nuit. Cela dépend de chacun. Toutefois, la fameuse règle des huit heures de sommeil pour bien dormir est une légende. C’est une moyenne extrapolée. En réalité, le nombre d’heures nécessaires pour passer une bonne nuit évolue avec l’âge. Au fur et à mesure que l’on vieillit, le corps nécessite moins d’heures de sommeil.

De fait, le nombre d’heures nécessaires pour passer une bonne nuit correspond à chaque personne. Si une personne se réveille en forme sans avoir l’impression d’être fatiguée et en ayant récupéré, on peut alors dire que cette dernière a suffisamment dormi.

Question 4 : Quel est le mécanisme d’un somnifère ? 

Un somnifère n’est pas un inducteur de sommeil dans le sens que l’on entend,  il facilite l’endormissement et le maintien du sommeil. L’efficacité d’un somnifère peut être moindre voire nulle si les conditions de sommeil de départ sont mauvaises.

De fait, le stress, une trop haute tension, mais aussi le bruit ou encore les écrans constituent un mauvais environnement pour le sommeil.

Il existe deux grands types de mécanismes dans les somnifères :

  1. Le premier mécanisme favorise le système associé au sommeil. L’objectif va être, grâce à des molécules, d’augmenter le sommeil de manière artificielle.
  2. Le deuxième mécanisme bloque les voix de l’éveil. Cela permet donc de maintenir le sommeil

Question 5 : Comment faire pour réduire et arrêter les somnifères ? 

La réduction ou l’arrêt des somnifères dépend du type de molécule. Toutefois, usuellement, l’arrêt de somnifère se fait de manière progressive afin de permettre au corps et à la personne de  s’habituer à l’arrêt.

L’arrêt se fait alors par pallier, relativement long. Dans certains cas, on arrive à diminuer la dose sans pour autant l’arrêter totalement.

Pour se sevrer d’un somnifère, on traite l’insomnie d’une autre manière que médicamenteuse. Aujourd’hui, sont pratiquées des thérapies brèves ayant pour but d’apprendre des techniques pour mieux gérer son sommeil. Ces techniques permettent alors, lors de l’arrêt d’un somnifère, de mieux gérer les symptômes liés à cet arrêt.

Question 6 : Pourquoi dort-on mal ?

Il existe plusieurs situations pour lesquelles on dort mal :

Dans le cas d’une personne ne présentant aucune pathologie du sommeil, il est nécessaire d’avoir une bonne hygiène de sommeil. Si une personne se lève ou se couche à n’importe quelle heure ou si elle réalise des siestes en pleine journée, cette dernière va mal dormir car aura une déstructuration totale de son sommeil.

Il existe une autre cause de mauvais sommeil. En effet, il est observable ces dernières décennies que la population dort moins en raison d’une privation de sommeil, favorisant les activités après le travail. La population va alors dormir moins, préférant réaliser d’autres activités. On peut alors parler de privation chronique « volontaire ».

Dans le cas d’une personne présentant une pathologie du sommeil, cette dernière peut causer un mauvais sommeil (insomnie, mouvement des jambes sans repos, apnée du sommeil).

Pour finir, d’autres problèmes de santé (physiques ou psychiatriques) peuvent impacter le sommeil. Une personne peut mal dormir en raison d’une dépression, d’une anxiété, d’un cancer ou encore de problèmes pulmonaires ou cardiaques chroniques.

Le mauvais sommeil se caractérise donc par de multiples causes, qui peuvent se mélanger. Pour ce faire, lorsqu’une personne dort mal, il est nécessaire d’en parler à son médecin généraliste ou à un spécialiste.

Question 7 : Lorsque l’on se réveille et qu’on ne sait plus se rendormir, faut-il rester au lit ou se lever ?

Cela dépend. Lorsque ces phases de réveil sont récurrentes et qu’une personne à tendance à avoir des éveils nocturnes, et qu’après 20 à 30 minutes elle ne se rendort pas, il faut se lever et faire une activité qui va détendre (lire un livre etc…). En évitant tout ce qui est excitant.

Le fait de rester dans le lit à ruminer que l’on n’arrive pas à se rendormir va conditionner le cerveau à ne plus dormir. En effet, ce dernier va associer le réveil dans la nuit à un moment de rumination, et n’associera plus le lit au sommeil.

Question 8  : La sieste est-elle conseillée ? 

Il existe différentes façons de faire la sieste. Si l’on souhaite récupérer rapidement, il est conseillé de réaliser  une sieste de 20 minutes afin d’éviter le sommeil profond et d’empiéter sur le capital sommeil de la nuit.

Si on souhaite dormir plus pour être en forme plus tard, il est possible de faire une sieste plus longue en journée. Cela va permettre d’être fonctionnel de manière retardée (Ex: travail de nuit)

Toutefois, si une personne dort 8h par nuit et a besoin de réaliser des siestes longues en journée, cela n’est pas normal et il faut se rapprocher de son médecin pour en parler.

Question 9 : Quelques bons conseils pour passer une bonne nuit sans somnifère ? 

Si vous avez des problèmes de sommeil et que vous souhaitez passer une bonne nuit sans somnifère, il faut dans un premier temps être régulier dans les heures de coucher et de lever. Cela envoie un message fort au niveau de l’horloge biologique. Essayez également de respecter cela le week-end.

Il faut également avoir un bon environnement de sommeil (peu de bruit, avoir une chambre au calme, et à une bonne température etc..).

Il faut également éviter les écrans dans la chambre et avant de dormir. Les écrans génèrent de la lumière bleue agissant sur la sécrétion naturelle de la mélatonine (hormone naturelle du sommeil) en la bloquant.

Pour finir, afin d’avoir un bon sommeil, il faut éviter de manger de façon trop riche le soir. Il faut avoir une bonne activité physique (sans pour autant s’exercer à proximité immédiate du sommeil.) et éviter la consommation de toxiques comme l’alcool qui est un très mauvais hypnotique ou encore le tabac qui favorise l’excitation.

Toutefois, si vous souffrez d’insomnie chronique, ces conseils ne sont pas suffisants et vous devez vous rapprocher de votre médecin ou d’un spécialiste pour en parler.

Revoir la session questions/réponses :

Témoin d’un arrêt cardiaque ?

COMMENT LE RECONNAITRE ?

La victime perd connaissance, ne réagit pas à une forte voix et ne respire pas ou de manière très irrégulière.

COMMENT REAGIR ?

Appelez le 112
et donner l’adresse précise

Commencez le massage cardiaque :
a. Placez les mains au centre du thorax
b. Comprimez la poitrine 30x au rythme de «Staying Alive» (min 100/minute)

Défibrillez à l’aide d’un DEA :
allumez-le et suivez ses instructions

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