Et si l’on pouvait retirer du sang ce qui menace silencieusement nos artères ?
À l’occasion de la Journée internationale de l’aphérèse, la Ligue Cardiologique Belge et FH Europe souhaitent faire connaître une technique encore peu connue : l’aphérèse.
La LDL-aphérèse permet de retirer du sang une quantité importante de « mauvais cholestérol » (LDL) chez certains patients souffrant d’une hypercholestérolémie sévère, notamment familiale, lorsque les traitements habituels ne suffisent pas.

Concrètement, le sang passe dans un dispositif qui filtre les particules contenant le LDL, avant d’être réinjecté au patient. Une séance peut durer plusieurs heures et doit généralement être répétée toutes les une à deux semaines, car le LDL remonte progressivement entre les séances.
La LDL-aphérèse constitue ainsi une solution complémentaire pour les situations les plus sévères, lorsque les traitements disponibles ne permettent pas d’atteindre les objectifs de cholestérol.
Voici le commentaire du Dr Olivier Descamps médecin endocrinologue à l’Hôpital de Jolimont – CHU Helora « Cette pratique concerne presque exclusivement les hypercholestérolémies familiales homozygotes, une forme extrêmement rare d’hypercholestérolémie familiale qui touche à peine une dizaine de patients en Belgique. Il s’agit pourtant d’une maladie d’une sévérité exceptionnelle : sans prise en charge adéquate, ces enfants et jeunes adultes développent des infarctus dès l’âge de 10 ans. Alors que des traitements médicamenteux efficaces sont remboursés dans de nombreux pays européens, la Belgique ne dispose toujours pas d’un remboursement pour ces thérapies pourtant vitales. Faute d’alternative, nous devons recourir à la LDL‑aphérèse, aujourd’hui le seul moyen disponible dans notre pays pour réduire la mortalité de ces jeunes patients. Cette technique, elle aussi non remboursée, ne peut être financée que grâce au Fonds de solidarité et au soutien volontaire des hôpitaux. Seuls deux centres en Belgique parviennent actuellement à offrir cette prise en charge, pour un nombre très limité de patients. Cette capacité restreinte risque de coûter la vie à une dizaine d’autres enfants et jeunes adultes qui, sans accès à ces traitements, n’ont aucune autre option thérapeutique.»
Ecoutez le témoignage de Marjorie, patiente atteinte d’une hypercholestérolémie familiale homozygote, dans le podcast Ça vient du cœur sur Spotify :
Marjorie- Hypercholestérolémie familiale homozygote – Ça vient du cœur | Podcast on Spotify
Parce qu’un cholestérol très élevé peut être invisible, mais pas sans conséquences, mieux connaître l’aphérèse, c’est aussi mieux comprendre les solutions pour protéger son cœur et ses artères.




