Les Chevaliers du Cœur : Osez-Sauver !
Une campagne de la Ligue Cardiologique Belge

 

Témoin d’un arrêt cardiaque ?

Vous avez osé agir et votre action a permis de sauver une vie ?
Vous êtes en vie grâce à cet inconnu qui est intervenu à temps ?
Vous souhaitez témoigner et partager votre histoire ?
Votre témoignage est important et pourrait encourager d’autres personnes à réagir et à sauver une vie dans une situation identique.
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Votre témoignage

Matériel de la campagne

Coeur Affiche FR
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Réa-App

rea-app
Application iPhone gratuite qui permet :

    – de rechercher et localiser géographiquement le DEA le plus proche.
    – d’expliquer à son utilisateur les 3 étapes de la réanimation (contacter le 112, masser, défibriller).
    – de signaler l’emplacement d’un nouveau défibrillateur.

Edition 2016

Edition 2015


A télécharger :

Communiqué de presse 2015 [ PDF ]

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Edition 2014

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Communiqué de presse 2014 [ PDF ]

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Témoignages

Blaise DEGUELDRE (Infirmier ICAN CHU UCL Dinant Godinne + formé au RCP DEA / Administrateur de l’Association Francophone des Infirmiers d’Urgences) (Sauveur) – Laurent DEBECQ (Sauvé)

Voici mon témoignage que je dédie à mon Ami et Chevalier du cœur, Monsieur Blaise Degueldre à qui je dois toute mon affection et ma reconnaissance pour la vie ainsi que le Docteur Vaira Sylvano et toute l’équipe des soins intensifs du centre hospitalier de Dinant.

En effet, nous sommes le 2 Novembre 2009 et il est plus ou moins 5h15 du matin, je suis paisiblement dans mon lit en attendant le réveil de 7h pour aller travailler quand soudain je commence à ressentir une forte douleur irradiant toute ma poitrine ainsi que mes gencives et ma nuque pendant un instant et puis à répétitions prolongées plus longues jusqu’à devoir me relever. La douleur était très intense et j’ai donc pris un voir deux neurofen. Je pensais que je commençais une grippe vu que nous étions début Novembre et que je n’entendais parler que de ça. La douleur semble s’estomper et je dis à ma compagne que je pars pour le travail.
Je ne sais par quel miracle je suis arrivé sur mon lieu de travail sans problème… Une très bonne étoile certainement. Quelle ne fût pas ma chance aussi de travailler au Centre Hospitalier de Dinant dans le domaine logistique. Arrivé sur place, je me rends sur mon lieu de travail au niveau-2, à l’atelier technique en saluant mon collègue Luc qui était seul à cette heure. A peine lui ai-je dit bonjour que je ressens une grosse chaleur avec de nouveau de grandes douleurs thoraciques et puis c’est le néant…plus rien. C’est à ce moment que mon collègue contacte immédiatement le service des urgences en signalant le soucis et c’est de là que le chevalier Blaise Degueldre est arrivé et a de suite compris la situation. C’est Lui qui m’a sauvé en premier grâce à ses connaissances du métier et à son savoir-faire au bon moment. En effet, Blaise est formateur urgentiste au Chd Dinant.
Merci à Toi Chevalier pour tout….Tu m’as sauvé la Vie si fragile et si vite perdue.
Ensuite s’en est suivie l’intervention par les soins intensifs de notre institution de Dinant et que je ne saurais également trop remercier. Simplement j’étais victime d’un infarctus avec arrêt cardiaque….
Merci de m’avoir sauvé, je ne serai jamais assez reconnaissant de la première intervention de mon Ami Blaise et de toute l’équipe qui a suivi. Et bien sur un clin d’œil à toute l’équipe de Réa et du c3-d3 pour toute leur gentillesse et leur savoir-faire. Merci encore mon Bon Blaise.

A Vous Tous qui avez eu la patience de lire mon histoire, apprenez les gestes qui peuvent changer le cours d’une vie si précieuse et diffusez vos connaissances.

Samuel FERNANDEZ (employé d’administration à la Ville de Liège, anciennement maitre-nageur) (Sauveur) – Noémie (Sauvé)

Je m’appelle Samuel Fernandez. Je travaille à la Ville de Liège en tant qu’employé d’administration. Intégrant le Service Jeunesse de Monsieur Fouad Chamas Echevin de la Santé et de la Jeunesse. Anciennement maître-nageur, je continue mes recyclages et mes remplacements à la piscine d’Outremeuse. Le 6 février 2014 dernier, j’ai effectué avec mon collègue (monsieur Loïc Lambion) une intervention à la piscine. Une REA complète avec utilisation d’un défibrillateur a été effectuée sur une enfant âgée de 12 ans possédant des antécédents cardiaque.

Jacky COLSON (Enseignant à l’Institut Provincial d’Enseignement Secondaire de Seraing et titulaire du BEPS) (Sauveur) – June FRAITURE (Sauvé)

En fait, je témoigne pour ma fille June qui a 16ans car elle n’a aucuns souvenirs de ce qu’il s’est passé. Le 23 janvier, elle a fait une mort subite à l’école, elle se trouvait au cours de sciences physique quand cela s’est produit, le professeur de cyclisme était dans l’établissement et est arrivé dans la classe alors qu’elle était toujours consciente.

Etant moi-même présente dans l’enceinte de l’établissement où je suis une formation en promotion sociale, 3 filles de sa classe sont venues me chercher mais elles ne se doutaient pas de la gravité de la situation car June est tombée de sa chaise et s’est cognée sur un banc. Donc, j’ai pensé qu’il s’agissait au pire d’une commotion, nous avons descendu les 4 étages en courant et l’une des filles m’a dit, ils ont appelé l’ambulance, je me suis dit  » pour une commotion!! « . Nous sommes entrées toutes les 4 dans la classe et là, June était étendue à terre, le visage violacé et le professeur pratiquait le massage cardiaque, heureusement qu’il était présent dès l’arrêt du cœur, il a permis en réagissant directement à ce que le cerveau soit toujours oxygéné. Il a relancé le cœur qui s’est arrêté une 2ème fois mais le SMUR et l’ambulance étant arrivés, ils ont pris le relais et l’ont choquée 2 fois. Après, l’avoir intubée et mise en coma artificiel, direction les urgences puis service de réanimation, le lendemain, le médecin nous a dit, qu’elle avait le syndrome du QT long et que c’était un cas rare, elle n’a pas eu de séquelles cérébrales, a été implantée d’un défibrillateur et doit renoncer à son rêve de devenir professeur de sports. Des tests génétiques sont en cours pour voir s’il n’y aurait pas d’autres anomalies.

Elle est vivante grâce à Mr Colson,le professeur de cyclisme et aussi grâce au corps professoral, Mr le directeur, etc, je voudrais remercier, toutes ces personnes qui travaillent à l’IPES de Jemeppe-sur Meuse d’avoir contribué à la survie de June.

Jacques GEORGE (Sauveur) – Moïse (Sauvé)

J’assiste à une rencontre de football de cadets (joueurs de 14 ans) à Hombourg.
A la fin de la rencontre, un jeune joueur de Pepinster (Moïse) va faire une rentrée en touche et, en levant les bras, s’écroule.

De suite, l’arbitre demande à ce qu’on appelle le 112. Je ne sais pourquoi, mais je pars au vestiaire chercher le défibrillateur et, avec mon épouse et le papa d’un autre joueur, on se porte au secours du garçon.

Moïse ne répond plus et je ne sens aucun pouls. Je décide aussitôt de commencer la réanimation. Pendant que je masse, l’autre papa insuffle. Mon épouse, elle, s’occupe du défibrillateur. On n’ose pas le placer directement parce que la personne du 112 qui est en ligne pense que, comme on est sur un terrain de football et qu’il pleut, que cela peut être dangereux. Lorsqu’elle entend qu’on est sur un terrain en synthétique, elle n’hésite plus : il faut le placer.
Mon épouse s’en occupe pendant qu’on continue le massage. Premier diagnostic de l’appareil, il faut choquer, ce qui est fait et on reprend le massage. A la deuxième analyse de l’appareil, le diagnostic est le même. On choque à nouveau et pendant qu’on reprend le massage, Moïse revient un peu à lui. Entre-temps, l’ambulance arrive et l’infirmier me remplace. Après une dizaine de massages de sa part, Moïse réagit à nouveau et son cœur est reparti. Place alors aux professionnels qui le prennent en charge.
Ma conclusion, cela a été un vrai travail d’équipe et sans le DEA, je pense que Moïse ne s’en sortait pas.

Michael DOMBRET (Président du Club A.S Mont-Saint-André) a attendu les secours pour les guider – Damien OVART (Membre du Club A.S. Mont-Saint-André et formateur en secourisme) a réalisé le massage cardiaque – Dorothée LEFEVRE a apporté le DEA (Sauveurs) – Nadine STOFFELEN (Sauvé)

Jeudi 5 septembre, 19h30. Après avoir chargé une remorque de bois, Nadine Stoffelen, 48 ans, se rend au club de football de Mont-Saint-André (Ramillies, dans le Brabant wallon) pour voir son fils s’entraîner avec l’équipe première. Arrivée sur place, elle ne se sent pas bien…

«J’avais l’impression que mon souper restait sur l’estomac, mes jambes ont commencé à trembler. Je suis donc restée dans la voiture en demandant à ma fille d’aller me chercher un verre d’eau, puis un coca. Mais ça ne passait pas. Ma fille a appelé Damien Ovart, l’entraîneur de l’équipe première, qui est urgentiste. On m’a amenée dans la buvette où j’ai commencé à avoir des douleurs vives dans la poitrine… De pire en pire!»

Nadine est émue lorsqu’elle se remémore la soirée. «J’ai alors eu la nausée, j’ai demandé un seau. Et puis, je ne me souviens plus de rien…» C’est que le cœur de Nadine a cessé de battre.

Sorti pour appeler les secours car il voyait que l’état de Nadine ne s’améliorait pas, Damien est rappelé et se rend compte immédiatement que non seulement le cœur est en arrêt mais également la respiration. «J’ai demandé à Dorothée, qui tient le bar, d’aller chercher le DEA, défibrillateur entièrement automatique. Le diagnostic était implacable. J’ai commencé le massage cardiaque, le temps (très court) d’avoir le DEA puis j’ai administré un choc électrique avant de recommencer le massage durant une minute. Nadine a alors manifesté un signe de vie et j’ai pu arrêter le massage en laissant toujours branché le DEA au cas où… Après un check, la respiration était OK.»
Tout cela, Nadine ne s’en souvient pas. «Je suis revenue à moi alors que j’étais sur la civière. J’ai été emmenée à l’hôpital de Bouge où l’on m’a dirigée vers la salle d’opération car j’avais une artère coronaire bouchée. On a mis un stent. Une semaine plus tard, il a fallu en poser un second.»
Nadine, qui sait tout ce qu’elle doit à Damien, est à présent tirée d’affaire. Sa convalescence devrait durer minimum un mois, 45 séances de kiné sont prévues.

«Je ne peux plus fumer et je dois changer mes habitudes alimentaires. Je mesure la chance que j’ai eue. Le club de foot de Mont-Saint-André dispose d’un défibrillateur. Il devrait y en avoir partout… L’État devrait veiller à ce que chaque club sportif puisse en disposer. Et il devrait y avoir plus de gens formés au secourisme, cela sauve des vies! Je compte d’ailleurs suivre une formation de secouriste.»

Edition 2013



Témoignages

Mario LEYDER (Sauveur) – Gilles MERCKX (Sauvé)

Gilles Merckx jouait au football 3x par semaine, et il n’avait jamais eu le moindre problème cardiaque, ni même la moindre douleur ou signe qui aurait pu l’alarmer et lui suggérer que son cœur était « abîmé ».

Le dimanche 18 mars 2012, après l’échauffement qui précède un match de championnat à Schaltin, Gilles Merckx s’écroule. Il est victime d’un arrêt cardiaque.

Mario Leyder, un des trois référées qui se trouve sur place est, par chance, pompier/ambulancier. Il accourt auprès de la victime inanimée. Mario Leyder pratique, avec l’aide de deux autres footballeurs de l’équipe, les gestes qui sauvent, en attendant l’arrivée de l’ambulance et du défibrillateur.

Avant l’arrivée des secours, Mario Leyder utilise le défibrillateur et administre plusieurs chocs à Gilles Merckx. Son état se stabilise et les secours prennent le relai. Gilles Merckx est alors emmené à l’hôpital où il est plongé dans le coma. Il se réveille 5 jours plus tard. Cet arrêt cardiaque est dû à une myocardite qui a affaibli son cœur au fil des années. Le fait de pratiquer du sport intensivement et de manière répétée n’était dès lors plus indiqué.
Depuis lors, un défibrillateur interne lui a été implanté. Tout se passe au mieux pour lui, il n’a plus eu de problème. Il mène désormais une vie tout à fait normale, mais ne peut plus pratiquer de football.

Pimenta BONDONGA (Sauveur) – Thierry COLLIN (Sauvé)

Le vendredi 17 août 2012 était mon dernier jour de travail avant mes 2 semaines de congé. Un peu avant 11h du matin, mon collègue et moi remontions en stockage les palettes sur quai. Nous suivions chacun notre clarque quand il m’a appelé pour me dire qu’il ne se sentait pas bien. Il avait une main appuyée sur la poitrine. Il était blême, transpirait beaucoup et était très essoufflé.
D’emblée, j’ai cru qu’il était en hypotension parce que toute la semaine il y a eu quelques cas d’hypotension. Je lui ai posé des questions : S’il avait des douleurs au niveau de la poitrine et si ces douleurs irradiaient dans la main gauche et au niveau de la mâchoire. La réponse fut affirmative.

Là, sans hésiter j’ai appelé mon responsable ainsi qu’une ambulance en leur précisant les pathologies de mon collègue. Ensuite, nous sommes allés à l’infirmerie pour qu’il puisse être au calme en attendant les secours. Je suis resté à ces côtés. Lui était en position semi-assise sur le lit d’infirmerie. Je lui parlais pour le rassurer parce qu’il s’angoissait de plus en plus.
Soudain, il a commencé à convulser. J’ai crié plusieurs fois son nom et en 5 secondes il ne bougeait plus. Je l’ai pris dans mes bras pour le poser au sol avant de faire les 10 secondes de VES (voir, écouter, sentir). Il n’y avait pas de signe de vie. J’ai couru dans l’entrepôt pour demander un DEA et de l’aide. Ensuite, je suis revenu à l’infirmerie. J’ai déchiré son tee-shirt pour commencer le massage cardiaque. Deux minutes après un collègue m’a apporté le DEA que j’ai branché de suite. J’ai continué à masser et ensuite le DEA a commencé son analyse et je me suis écarté.
Le DEA a prévenu qu’il allait choquer dans les 2 secondes. C’est ce qu’il a fait. Mon collègue a ouvert les yeux. Je l’ai appelé par son nom. Il m’a regardé avec un regard fixe pas vraiment conscient de l’endroit où il se trouvait. Quelques secondes après, il est reparti en arrêt cardio-pulmonaire. J’ai refait mon VES pas de signe de vie. J’ai recommencé le massage cardiaque. Quelque temps après le DEA a refait son analyse et a choqué pour la seconde fois. Mon collègue est revenu à lui mais un peu agité. J’ai essayé de le calmer. Les ambulanciers sont arrivés à ce moment-là. Ils ont pris les paramètres. Pendant ce temps, je lui ai mis l’oxygène à 100%. On a aidé les ambulanciers à le conditionner sur le brancard. Une fois fini, mon collègue était encore plus agité et quelques secondes après il reparti à nouveau en arrêt cardio-pulmonaire. L’ambulancier a commencé à ventiler avec un ballon à 100% et j’ai recommencé à masser. Pour la 3e fois, le DEA a choqué. Mon collègue est enfin revenu à lui. Il était plus calme.
Le smur est alors arrivé. Le médecin et l’infirmier qui on prit les paramètres et placé l’électrocardiogramme ont constaté qu’il venait de faire un arrêt cardiaque, le médecin m’a serré la main en me disant que je venais de lui sauver la vie. Ils lui ont ensuite administré les médicaments afin de le stabiliser avant le transport pour l’hôpital.