La fibrillation auriculaire

La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent, dans lequel le cœur s’emballe et se met à battre de manière totalement irrégulière. Le cœur se contracte en moyenne 70 fois par minute au repos afin de faire circuler le sang. Le rythme cardiaque, lorsqu’il est normal, doit être régulier. Chacun peut mesurer son rythme cardiaque lui-même en prenant son pouls. En cas de fibrillation auriculaire, le cœur s’emballe et se met à battre de manière totalement irrégulière.
La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent : au delà de 40 ans, la probabilité de présenter un jour une fibrillation auriculaire s’élève à 1 sur 4. En absence de traitement adéquat, le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) est accru (jusqu’à 5 fois). La fibrillation auriculaire peut provoquer différents symptômes (essoufflement, étourdissements) et est une cause fréquente d’hospitalisation des patients cardiaques. Il est donc important de poser à temps le diagnostic de fibrillation auriculaire.

Symptômes et facteurs de risque

En règle générale, nous ne sentons pas notre cœur battre, à moins d’être stressés ou de fournir un effort intense. Lors d’une fibrillation auriculaire, le cœur bat souvent trop vite et toujours de manière irrégulière. Ce phénomène peut donner lieu à des palpitations, des essoufflements au repos ou lors d’un effort, des étourdissements ou un état de fatigue. Il peut s’accompagner d’évanouissements ou de douleurs dans la poitrine.
Dans 1 cas sur 3, la fibrillation auriculaire ne s’accompagne d’aucun symptôme et peut alors être découverte trop tard. Tout le monde peut souffrir de fibrillation auriculaire, mais cette affection est plus fréquente avec l’âge. Plusieurs autres facteurs de risque peuvent aussi favoriser l’apparition de fibrillation auriculaire : l’hypertension, le diabète ou les autres maladies cardiaques (infarctus ou insuffisance cardiaque). Ceux qui ont déjà présenté une thrombose ou un accident vasculaire cérébral (AVC) sont également plus à risque.

Diagnostic

L’enregistrement de l’activité cardiaque par un électrocardiogramme (ECG) est le plus simple et le meilleur examen, mais il ne reflète la situation qu’à un moment donné. Or, dans la mesure où la fibrillation auriculaire ne se manifeste chez certains patients que de manière temporaire et aléatoire, il est conseillé d’apprendre à contrôler soi-même régulièrement son rythme cardiaque en prenant son pouls.